living city LAB, le DOTANK de la ville généreuse

living city LAB

EN SAVOIR PLUS SUR LE DO TANK

Idées et actions pour la ville et l’emploi

Notre conviction : les modes de construire la ville doivent évoluer pour mieux correspondre aux nouvelles attentes de ses habitants. Le rôle même de l’architecte passe du culturel et artistique au sociétal. Nous nous intéresserons particulièrement à l’impact de l’évolution du travail sur les modes de construire.

Une équipe pluri-disciplinaire

Elu, artiste, journaliste, architectes, entrepreneurs, capitalisent sur leurs expériences, partagent leurs savoirs et proposent leurs solutions pour répondre aux mutations du tissu économique urbain ;

Pour élargir notre cadre d'expérimentation

Au delà des idées, Living City Lab considère l’architecture comme un cadre  fédérateur pour le  développement de projets concrets au croisement du résidentiel et des espaces de travail ;

Un réseau d'acteurs

Living City Lab interagit avec un réseau d’acteurs qui réfléchissent, imaginent et testent une ville généreuse. En France et en Europe, au croisement du numérique et de la ville, des organisations éclairent nos réflexions de par la pertinence de leurs travaux ;

Pour influencer et faire bouger les lignes

Living City Lab souhaite formaliser l’existence d’une filière d’excellence «espaces cultivés pour l’économie urbaine» en regroupant les acteurs concernés et en être le fédérateur et le représentant auprès des mondes institutionnels et économiques ;

Co-construire ensemble un projet

Professionnels de la construction, de l’aménagement urbain,  Institutionnels, acteurs économiques… Living City Lab coopère avec l’ensemble des parties prenantes pour promouvoir une nouvelle relation entre espaces et travail ;

Pour partager nos convictions

Au niveau local, national et international, Living City Lab communique le résultat de ses réflexions et les différentes recherches réalisées dans les domaines croisés entre la conception des espaces et les mutations socio-économiques ;

Le DoTank de la ville généreuse.

VOIR L’ACTU

TEAM

LIVING CITY LAB réunit des acteurs différents et complémentaires animés par la volonté d'être partie prenante d'une dynamique positive pour la Ville Généreuse.

Samuel Soriano

Samuel Soriano

Délégué général aux opérations d'intérêt métropolitain à la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub) En savoir plus
Elise Morin

Elise Morin

Artiste plasticienne En savoir plus
Patrick Le Gall

Patrick Le Gall

Expert Pôle Universités DIRU Caisse des Dépôts En savoir plus
Eve Chegaray

Eve Chegaray

Animatrice BFM Académie et coach En savoir plus
Pascaline Rey Costa

Pascaline Rey Costa

DRH et Artiste En savoir plus
Jean-François Authier

Jean-François Authier

Architecte Urbaniste – SAA Architectes - En savoir plus
Frédéric Oru

Frédéric Oru

Délégué Général Adjoint - Numa En savoir plus
Dorothée Sipp

Dorothée Sipp

Architecte, SAA Architectes En savoir plus
Annabelle Hagmann

Annabelle Hagmann

Directrice agence AHA, communication pour la Ville En savoir plus
Dominique Royet

Dominique Royet

Consultante - Experte Innovation Societale En savoir plus
Samuel Soriano

Samuel Soriano

Délégué général aux opérations d'intérêt métropolitain à la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub)

Après des études de sciences politiques, Samuel Soriano a exercé depuis plus 15 ans des fonctions de développeur et d’aménageur au sein de plusieurs collectivités locales, à la Datar et en Spl. La diversité des projets auxquels il a contribué lui a permis d’investir des territoires très différents. Son intervention s’inscrit à de très grandes échelles autant qu’à la plus petite, parce qu’il est convaincu qu’il faut articuler, à toutes les étapes du processus projet, le stratégique et l’opérationnel, le sens et l’action.
Investi dans la fabrique de la ville depuis plus de 15 ans, Samuel Soriano s’est trouvé confronté aux évolutions des conditions du travail, tant elles reflètent celle de nos rapports sociaux, de nos modes de vie, de nos valeurs collectives et individuelles, et modèlent ainsi nos espaces de vie, leurs temporalités et leur fonctionnement. Ces évolutions s’expriment donc nécessairement dans un rapport à l’espace et au temps, c’est-à-dire dans un rapport au lieu, qui se transforme énormément. L’avènement des technologies numériques accélère ces dynamiques en même temps qu’il ouvre de nouveaux possibles dans le rapport aux lieux, et singulièrement à ceux du travail.
Pourquoi Living City Lab ?
L’architecture, profondément marquée par le rapport de la construction à son usage, ne peut que se sentir interpellée par l’évolution du travail et de son rapport au(x) lieu(x).
Investir cette question urbaine et sociétale et ses équilibres économiques à partir d’une grande diversité de points de vue et avec l’ambition d’agir lui a semblé un « challenge » auquel il a eu envie de participer.
L’esprit du politiste se passionne en effet pour les implications que portent les dynamiques à l’œuvre dans l’espace du travail sur la recomposition de nouveaux rapports économiques, sociaux et culturels. Le praticien de l’aménagement et du développement y trouve la perspective de nouvelles aventures urbaines. Quant au « comédien du mardi soir », il s’adonne à la réflexion et à l’action collective par pur plaisir du jeu.

Elise Morin

Elise Morin

Artiste plasticienne

Élise MORIN a été formée à l’enseignement de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, du Central Saint Martins College de Londres, puis de la Tokyo National University of fine arts. Élise Morin développe des installations et des vidéos empreintes de références au paysage et à l’industrie.
Le rapport au lieu et le mode de production sont des composantes intrinsèques de son travail. Ils engagent une réflexion sur le lien qu’entretient la création au bien commun et sur le rôle de l’esthétique dans la compréhension et la valorisation des pratiques et des espaces. Une approche poétique plus large est basée sur le motif, sur l’utilisation du son et de la lumière. Ses expositions immergent le spectateur dans un monde parfaitement ancré dans la matière tangible d’un paysage hybride dont l’échelle oscillerait entre l’infiniment petit et le gigantisme assumé.
Sa dernière installation Waste Landscape au CentQuatre à Paris renvoie tant à la migration des symboles et des formes qu’à la circulation économique des objets.
Son engagement dans la création a été récemment récompensé par l’attribution du prix Solomon R. Guggenheim |USA| the Best of Lab art and sustainability 2012. Élise Morin a notamment exposé en France au CentQuatre, au Jeu de Paume, au Grand Palais, au Musée d’art contemporain de la ville de Bucarest et au Mori Art Center de Tokyo.

Patrick Le Gall

Patrick Le Gall

Expert Pôle Universités DIRU Caisse des Dépôts

Patrick Le Gall est consultant en urbanisme et aménagement au sein du Groupe Caisse des Dépôt. Il participe à des actions de conseil, auprès des établissements d’enseignement supérieur, pour la définition de leur stratégie en matière de patrimoine, de transition énergétique, et de prise en compte des pratiques numériques dans l’immobilier. Depuis une vingtaine d’années, Il apporte une assistance à maîtrise d’ouvrage auprès des collectivités et des organismes publics, pour la définition d’opérations d’urbanisme, d’aménagement et d’architecture, de leurs conditions de faisabilité, pour le conseil sur les déplacements, le développement durable.
Ancien architecte, la qualité des lieux constitue une préoccupation de sa réflexion. La nécessité de définir la faisabilité des projets l’on conduit à accorder une attention particulière aux questions d’aménagement d’un territoire en termes de programmation des activités, de leurs lieux et de leurs relations, comme conditions de leur réussite.
Cet intérêt pour la stratification des espaces urbains et des activités humaines qu’ils accueillent se traduisent à travers la pratique de la photographie, se prolongent avec le goût pour la représentation de la ville au cinéma et dans les arts.
Avec 30% de notre temps passé au travail, et jusqu’à 1 heure dans les transports, la qualité des lieux, mais aussi de leurs usages reste un enjeu prégnant. Dans le tertiaire comme dans l’enseignement, les technologies transforment les pratiques, intéressé par la question de la diffusion des connaissances, des lieux d’apprentissage, Living City Lab offre une opportunité de confronter des expériences multiple pour faire émerger des projets favorisant une expérimentation.

Eve Chegaray

Eve Chegaray

Animatrice BFM Académie et coach

Après dix ans en direction des ressources humaines dans des groupes internationaux, Eve créé son cabinet de coaching en 2004, spécialisée en développement personnel et en communication orale. Son métier : aider les entrepreneurs à réussir leurs projets et leur vie professionnelle.
Eve co-anime aussi BFM Académie, le premier concours d’entrepreneurs dans les médias, sur BFM Business. Dans ce cadre, elle a l’occasion de rencontrer de nombreux modèles d’entreprises très différents les uns des autres, animés par une énergie créatrice dans des domaines très variés mais le plus souvent positionnées sur de l’innovation.

En parallèle, elle intervient auprès d’HEC, des Chambres de Commerce, des réseaux de promotion de l’entrepreneuriat et de soutien à l’innovation.
Elle anime également conférences et tables rondes, toujours sur les thèmes de l’entrepreneuriat et du potentiel humain

Pascaline Rey Costa

Pascaline Rey Costa

DRH et Artiste

Après des études de droit des affaires et fiscalité, Pascaline a passé 20 ans dans l’univers des ressources humaines, d’abord dans le conseil puis côté client. A cette occasion, elle a notamment travaillé sur le mal-être au travail lié aux organisations matricielles et sur les rapports entre responsabilité et implication dans projets.
Entre chacune de ses expériences professionnelles, Pascaline a fait des pauses pour se consacrer à la création artistique. Elle a quitté définitivement l’univers des ressources humaines en 2009 alors qu’elle était DRH d’une société américaine.
Elle est actuellement artiste plasticienne. Elle travaille sur le thème de l’identité féminine et elle est guidée par le principe de la sculpture-objet héritée des surréalistes.
En complément de sa création plastique, elle lance une collection de bijoux réalisés à partir d’une technique d’émail sur cuivre.

Ses centres d’intérêt tournent autour de la création, l’art contemporain, le design, la danse contemporaine et le théâtre.

Pourquoi Living City Lab ?
Le thème de Living City Lab est à la croisée des deux chemins qu’elle a poursuivis : la création et les ressources humaines. L’idée de mener une réflexion sur l’environnement qui répond aux besoins des nouveaux modes de travail lui semble très pertinente, à un moment où les modes de travail évoluent : télé-travail bien sûr, mais aussi les équipes constituées en mode projet pour des durées limitées et les salariés itinérants, la répartition des temps de travail avec l’imbrication vie professionnelle-vie privée etc….

Jean-François Authier

Jean-François Authier

Architecte Urbaniste – SAA Architectes -

Jean-François Authier est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg en 1991. En 2000, il intègre l’agence Reichen et Robert à Paris qu’il quitte en 2011 pour fonder SAA Architectes.
Jean-François fut à l’origine de la conception de plusieurs grands projets, notamment la ZAC Landy France à Saint Denis, l’implantation de l’Imprimerie Nationale à Choisy le Roi, l’implantation de la cité du Cinéma de Luc Besson dans l’ancienne centrale EDF de Saint Denis ou le projet de reconversion des grands moulins de Pantins.
Achitecte urbaniste, Jean-François tient à avoir une vision globale de l’urbanisme et du design. Convaincu que son métier est à ré-inventer, Jean-François pense que l’architecte doit trouver une place au cœur de la Société en passant d’un rôle artistique ou culturel à un rôle sociétal.
Jean-François enseigne l’urbanisme à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et est élu à l’Ordre National de l’Architecture.

Frédéric Oru

Frédéric Oru

Délégué Général Adjoint - Numa

Ingénieur et matheux de formation, Frédéric Oru a fait 13 ans de services en informatique et en formation, avant de trouver le vrai sens de la vie dans le milieu de l’innovation et des startups.

A la suite de l’aventure de Silicon Sentier, Frédéric est devenu DGA de Numa, le point de ralliement de ceux qui font demain.
Faisant référence à la fois au numérique et à l’humain, NUMA concentre au coeur d’un même espace, dans Paris, ses événements et programmes de coworking, d’expérimentation et d’accélération de projets. L’objectif est de fournir les meilleures conditions et opportunités d’autonomie, de développement et de croissance à des acteurs aussi divers que complémentaires : entrepreneurs, académiques, administrations, associations….
Frédéric reste toujours un passionné de physique théorique et de maths bien tarabiscotés pour entretenir le neurone pendant les soirées au coin du feu :-)

Dorothée Sipp

Dorothée Sipp

Architecte, SAA Architectes

Née en Allemagne, Dorothée Sipp suit ses études d’architecture à la RWTH Aachen (Aix La Chapelle) ponctuées par des expériences aux Etats unis, en Italie ainsi qu’en France et obtient son diplôme d’ingénieur en architecture en 2002.
Arrivée à Paris en 2002, elle travaille au sein des agences de Marc Mimram et d’Odile Decq puis elle intègre l’agence Reichen et Robert en 2003. Elle dirige notamment les projets de reconversion des Grands moulins de Pantin ainsi que la reconversion de l’ancienne centrale EDF de Saint Denis en Cité du Cinéma et intervient également sur la restructuration du Campus de Jussieu à Paris.
En avril 2011, elle s’associe avec Jean-François Authier pour fonder SAA Architectes.
Elle enseigne également le projet architectural à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg.

Annabelle Hagmann

Annabelle Hagmann

Directrice agence AHA, communication pour la Ville

Forte d’un réseau établi depuis près de dix ans dans les sphères de la fabrique de la ville, Annabelle Hagmann a construit sa réputation sur la pertinence de ses missions de conseil, sur la singularité de son approche et sur une pratique fondée sur la pro-activité, l’écoute et le respect de la confidentialité. Avant de créer AHA, elle était responsable des relations publiques du collectif Plan01 à Paris. Précédemment, elle faisait partie de la direction de la communication de la Cité des sciences et de l’industrie. Elle a débuté son parcours à l’Agence régionale de coordination artistique en PACA et comme consultante pour l’Internationale Tanzmesse de Düsseldorf. De formation littéraire, passée par les classes préparatoires au concours de l’École Normale Supérieure, Annabelle Hagmann est diplômée de Paris-La Sorbonne, de Paris-Assas et de la Humboldt Universität de Berlin. Elle est titulaire d’une maîtrise de lettres, d’une maîtrise de droit et d’un magister legum. Elle a rédigé une thèse de droit d’auteur comparé à la Humboldt Universität de Berlin où elle a vécu trois ans. Annabelle Hagmann est chroniqueuse pour le Courrier de l’architecte, elle intervient dans des tables rondes, conférences et débats portant sur la visibilité des porteurs de projet et les conditions de leur développement.

Dominique Royet

Dominique Royet

Consultante - Experte Innovation Societale

Après un parcours en marketing et communication dans des entreprises privées, Dominique Royet a rejoint le WWF en 1999 pour développer une stratégie de partenariats avec les entreprises dans l’objectif d’utiliser le levier économique pour optimiser l’efficacité des missions de l’ONG de protection de l’environnement. C’est ainsi qu’en coopérant avec Carrefour, le WWF a pu faire évoluer les politiques d’achat bois, papier et pêche de l’enseigne, avec Gaz de France, proposer des offres d’énergie « verte », avec Pimkie, Monoprix ou Lafuma, mettre en place des filières de coton bio…
En 2008, Dominique Royet a fondé le cabinet Greenflex de stratégie en développement durable. En 2012, elle a recentré son action sur l’innovation sociétale en proposant de renforcer la performance des actions sociétales grâce à la co-construction de solutions entre acteurs hétérogène.
Living City Lab est l’exemple même de l’efficacité que peut avoir un groupe d’acteurs différents et complémentaires animés par la volonté de participer activement aux évolutions positives de la Société

PRODUCTION

Nous souhaitons par notre action, permettre l’émergence d’initiatives innovantes, de stratégies différentes dans le secteur privé, voire de nouvelles politiques publiques pour la ville. Vous en trouverez ci-dessous le contenu le plus exhaustif possible

COMPTE RENDU REUNION DOTANK 3 – 27 nov. 2014

COMPTE RENDU REUNION DOTANK 3 – 27 nov. 2014

CONCLUSIONS DE NOTRE DERNIERE REUNION Concernant notre projet, nous sommes d’accord sur certains critères essentiels qui vont guider notre choix : -          Centralité -          Communauté -          Diversité des populations -          Mixité fonctionnelle -          Réhabilitation Par ailleurs, l’appropriation du lieu par sa communauté doit se faire  en amont.   A partir de là, nous souhaiterions agir : -          Sur un « Tiers lieu », multi activités dans lequel nous intégrerions les aménités, -          Dans un quartier tombé en désuétude, pour faire renaître une vie de quartier, -          Pour une population en emploi ou hors emploi moins favorisée qu’habituellement dans les tiers-lieux -          Sans oublier la mixité d’âge, et la cohabitation « sachant » et « apprenant », en intégrant une communauté d’étudiants -          En se préoccupant du problème éloignement travail/domicile -          Sur un nœud de communication/transports -          Un lieu dédié au travail dans sa nouvelle configuration donc un lieu mixte et flexible -          Un lieu valorisant et visible qui permettrait à chacun d’être fier de lui appartenir   OBJECTIF DE NOTRE PROJET   Ensemble, nous devons préciser ce qu’est l’objectif concret que nous souhaitons nous fixer pour notre travail commun sur le Sentier. Nous nous donnons un objectif à un an, qui nous permettra de rester mobilisés et de franchir une première étape, prélude d’un projet plus ambitieux.   Ensemble, nous avons réfléchi à ce qu’est, pour nous, le Sentier aujourd’hui et ce que nous souhaiterions pouvoir transformer dans un an.         Ce qu’est le Sentier aujourd’hui ?   -          Entre mythe et subsistance du passé, des initiatives avant-gardistes, sur un territoire d’aventures parfois obscur -          Un lieu d’extrême intensité par sa densité, sa mixité dans un territoire réduit -          Se confectionner un avenir mixte : du secteur à  la recherche de diversité -          L’industrie créative, audio-visuel-son, avec des niches artisanales qui disparaissent, un carrefour qui s’oublie -          Un lieu de  cohabitation équilibrée entre une vie résidentielle, la vie économique et commerçante, -          Les bobos numériques vont-ils l’emporter sur « la vérité si je mens   Notre projet, dans le Sentier, dans un an Si je dois écrire le titre d’un article  pour décrire le travail que LIVING CITY LAB a réalisé…   -          Appel à  projets pour un ensemble de lieux entre équilibre économique et vision systémique -          Nouvelle initiative qui contribue à la polarité et aux échanges entre acteurs économiques et habitants au sein d’un réseau métropolitain -          De la fibre au réseau d’entrepreneurs, une plateforme d’échange en temes de formation et de jeunesse pour dynamiser et être facteur d’innovation -          Un label de plateforme collaborative avec une identité forte porteuse de valeurs -          Un lieu de destination métropolitaine de la culture des métiers et de la création d’emplois -          Un lieu miroir qui révèle au grand jour,  les énergies souterraines d’un sentier lumineux -          Et si c’était là que Paris se réinventait Ville Monde ?   LES MOTS CLEFS POUR DEMAIN -          Réseau -          Jeunes, -          Emplois, -          Sens, -          Métropolitain   Nos convictions   Il faut sortir du quartier, lieu carte postale, mais faire du Sentier une destination à l’échelle de la Métropole   C’est un lieu à la fois hyper local et singulier et un lieu hyper international Dans le Sentier, il existe un substrat pour créer un carrefour métropolitain, en connexion avec une échelle mondiale C’est un endroit qui doit avoir un rayonnement   Et on doit sortir du quartier CENTRE pour être plutôt un Hub, un quartier de brassage qui irrigue un réseau de lieux N’importe qui viendrait dans cet endroit s’y sentirait bien car ce serait un lieu à la fois singulier et universel , avec un capital humain fort.   FORMULER NOTRE OBJECTIF   D’ici un an, nous aimerions proposer de faire du Sentier un HUB métropolitain, plateforme de lieux organisés en réseaux autour de : -          entreprenariat des jeunes, -          activités autour du savoir-faire racine : la confection, -          habitat multi social. De manière transversale, ce Hub sera un lieu du numérique, créateur d’emplois et ouvert à l’international.   NEXT STEP :   Quelles sont les différentes tâches à effectuer pour arriver à notre objectif ? Quelles sont celles que chacun d’entre nous peut prendre en charge ?

COMPTE RENDU REUNION DOTANK 2 –    9 sept. 2014

COMPTE RENDU REUNION DOTANK 2 – 9 sept. 2014

L’objectif de notre deuxième réunion a été de définir l’Action qui nous permettrait de faire valoir nos convictions en matière d’évolution des modes de construire liée aux évolutions sociétales.

 

Nous avions identifiées lors de notre première séance, 6 évolutions fondatrices de notre réflexion :

-          Le numérique,

-          L’international,

-          Les modes collaboratifs

-          La proximité lieu de travail/lieu de vie, la naissance des « tiers lieux »

-          L’épanouissement, l’harmonie vie professionnelle/vie privée.

-          La Frugalité, l’économie de ressources

 

Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous devons élargir le champ traditionnel de l’architecte pour l’enrichir grâce à une démarche croisée, facteur d’innovation. Les singularités réunies au sein du Living City Lab nous permettent cette ambition.

 

Notre sujet c’est la co-construction.

 

Nous souhaitons réfléchir aux principes d’action qui vont permettre de créer une dynamique territoriale et d’optimiser l’impact d’un lieu pensé à différentes échelles.

 

Nous pouvons résumer ainsi les différents éléments qui vont guider notre réflexion

CR02 visuel projet

 

La production de nouveaux lieux innovant est le résultat de combinatoires entre les différents « inputs ».

Lorsqu’on parle de valeur par exemple, il faut la remettre en perspective par rapport aux valeurs traditionnelles qu’on donne  à un lieu (valeur mobilière de location, de vente…). On peut imaginer d’autres valeurs comme la valeur sociétale. Quel est le ROI de l’innovation sociétale ?  Si l’on veut être vraiment innovant, il faudra aller au delà de la valeur marchande, on est en amont du « marché ».

 

Pour chacun de ces « inputs », on peut imaginer un nouveau paradygme.

 

Quant au processus, il est itératif : chacune des différentes étapes peut avoir une résonnance sur les autres.

 

Il est un ingrédient primordial que l’on doit intégrer en amont du projet, c’est la notion de Centralité qui peut s’exprimer :

-          soit en matière d’activité. C’est le cas de Numa par exemple où la centralité du lieu s’est construite autour du numérique

-          soit en matière de communauté : le lieu est l’émanation du désir commun et de la nécessité d’une communauté.

 

On peut voir au travers des différents lieux qui nous inspirent comment s’est construite ou pas la centralité :

-          Ici Montreuil : l’idée centrale c’est de produire

-          Cergy s’est construite autour de la communauté : étudiants, chercheurs se rencontrent et créent cette centralité.

 

Dans d’autres lieux, on a tenté de créer une communauté projetée par l’institution mais ça ne fonctionne pas, comme au 104 ou sur le plateau de Saclay où la communauté se heurte à l’absence de convivialité, de lieux pour les loisirs. Dans ce dernier cas, la notion connexions urbaines est essentielle.

 

Nous devons intégrer ces complexités dans notre projet, l’interaction entre différents éléments qui peuvent favoriser la constitution et la vie de la Communauté :

CR02 visuel centralités

Concernant notre projet, nous sommes d’accord sur certains critères essentiels qui vont guider notre choix :

-          Centralité

-          Communauté

-          Diversité des populations

-          Mixité fonctionnelle

-          Réhabilitation

Par ailleurs, l’appropriation du lieu par sa communauté doit se faire  en amont.

 

A partir de là, nous souhaiterions agir :

-          Sur un « Tiers lieu », multi activités dans lequel nous intégrerions les aménités,

-          Dans un quartier tombé en désuétude, pour faire renaître une vie de quartier,

-          Pour une population en emploi ou hors emploi moins favorisée qu’habituellement dans les tiers-lieux

-          Sans oublier la mixité d’âge, et la cohabitation « sachant » et « apprenant », en intégrant une communauté d’étudiants

-          En se préoccupant du problème éloignement travail/domicile

-          Sur un nœud de communication/transports

-          Un lieu dédié au travail dans sa nouvelle configuration donc un lieu mixte et flexible

-          Un lieu valorisant et visible qui permettrait à chacun d’être fier de lui appartenir

 

En conclusion, nous décidons de réfléchir sur le territoire du Sentier, le 2ème arrondissement de Paris. C’est un quartier en grand renouvellement dans lequel un bail sur 2 est à reconduire : 5 000 m2 sont disponible à l’achat ou à la location.

Des lieux emblématiques se sont installés : Numa, la maison du Bitcoin, la Paillasse, la Gaïté Lyrique…

C’est un quartier de mixité des populations et des activités, avec des commerçants. C’est un des quartiers de Paris avec les écarts de revenus les plus importants.

Et la Mairie du 2ème, tournée vers l’avenir est ouverte à des propositions d’un devenir innovant du quartier.

L’EVOLUTION DES FACONS DE TRAVAILLER

L’EVOLUTION DES FACONS DE TRAVAILLER

De manière à pouvoir envisager la question de la manière la plus complète qui soit, nous avons travaillé sur l’identification des différentes évolutions que nous observons dans les manières de travailler.

Nous avons dégagé 5 tendances fortes qui vont impacter les modes de construire :

-       Le numérique, Internet, le monde numérique et toutes les interfaces accélèrent les échanges et modifient en profondeur les manières de travailler.

-       L’international, L’entreprise devient multinationale, la compétition devient internationale. Nous devons imaginer les manières d’accueillir les différentes cultures au sein d’une même organisation

-       Les modes collaboratifs, C’est le travail « dropbox », qui stimule l’échange, la co-création, la co-construction. Des singularités naissent les richesses qui permettent de faire ensemble, avec des périmètres à géométrie variable. On travaille davantage en mode projet, dans une organisation plus matricielle que pyramidale.

-       Les lieux de travail, De nouvelles formes de proximité naissent, entre le lieu de travail et le lieu de vie. C’est l’ère du travail à distance et de la mobilité, les équipes sont géographiquement « éclatées » et peuvent travailler dans toutes sortes de  contextes différents. Des tiers lieux naissent pour concilier travail et mobilité.

-       L’épanouissement, Dans un monde ou vie professionnelle et vie privée, de par l’usage du numérique et la délocalisation des lieux de travail, sont plus étroitement mêlées, la recherche de l’équilibre entre les deux est prégnant. Les travailleurs recherchent un bien-être et une fluidité dans leur relation entre leur vie au travail et leur vie personnelle. Le souhait d’épanouissement pousse vers l’autonomie.

-       La Frugalité, On ne peut penser modes de travailler et modes de construire sans prendre en compte les problématiques environnementales, le stress sur les ressources naturelles qui impactent fortement nos futures infrastructures.

Ces mutations s’effectuent dans une société dominée par la précarité ou souvent les modes de travailler sont impactés par l’absence travail, le chômage. C’est la fin programmée du salariat qui pousse vers l’auto-entreprenariat, l’autonomie, les nouvelles formes de rétribution, les incertitudes, parfois l’individualisme et le repli sur soi.

Notre travail ne devra pas concerner seulement les jeunes cadres dynamiques qui ont choisi de travailler différemment mais également l’ensemble des salariés qui subissent ces transformations et l’ensemble des petites et moyennes entreprises qui tentent de modifier leurs organisations en conséquence.

Par ailleurs, un axe transversal à notre réflexion sera celui du temps.

C’est une préoccupation majeure : dans ce monde du travail qui s’accélère, comment se donner le temps de la créativité, le temps de la pensée ?

Dans ce monde du collaboratif, comment se donner le temps de la concertation, le temps de l’écoute de l’autre 

Dans ce monde qui bouge, l’agilité est clef. Pour le travailleur, pour l’entreprise comme pour l’architecte ou pour l’urbaniste.

 

EVOLUTION DES MODES DE CONSTRUIRE

EVOLUTION DES MODES DE CONSTRUIRE

Autour de la réflexion de l’évolution des modes de construire qui résulte des évolutions des mode de travailler, nous avons identifié 2 visions qui se rejoignent sur plusieurs points :
- L’Homme augmenté
- Le changement d’échelle

L’homme augmenté :

L’homme augmenté, c’est au sens d’une augmentation des capacités, des facultés y compris en termes d’interactions sociales et culturelles.

Quand on imagine des lieux qui permettraient de répondre à ces différentes évolutions des façons de travailler, on les souhaite au service de l’humain pour permettre l’émergence de cet « l’homme augmenté ».

On soulève alors une série de questions en lien avec les problèmes récurrents de la conception des espaces de travail.

Si l’on souhaite un espace qui se prête à des projets collaboratifs : quelle qualité doivent avoir ces espaces ? Ce sont des espaces ouverts en termes d’usage donc appropriables. Comment les rendre rentables économiquement, comment les intégrer dans un programme immobilier, comment les gérer ? Tout est-il dans le lieu de l’Entreprise ou sont-ce des lieux mixtes ?

Lorsqu’on pense à l’interface vie privée/vie publique, quels sont la place et le rôle de ce qui relève du domestique ? On possède une gamme de réponses assez larges : des lieux associés au lieu du travail ou alors différents ? Dans ce dernier cas, se pose le sujet essentiel du parcours espace/temps. La concordance des temps du travail et temps domestique doit être respectée au risque sinon d’entrer dans une zone de tension. En la matière, notre outil smartphone peut alors être la clef de la coordination des temps et des espaces.

Lorsqu’on réfléchit en terme d’épanouissement, il est nécessaire de se poser la question de la représentativité du lieu de travail. Il est indispensable de le « Démonumentaliser » : Le lieu de travail ne doit pas être le « monument ». La puissance et la force de la représentation, ce sont les valeurs et les codes émis par l’entreprise ou par son représentant, plus que l’aspect impressionnant de l’architecture du lieu.

Il y eut des exemples où on apportait beaucoup d’importance au lieu physique. Aujourd’hui, on peut être dans un lieu plutôt sobre mais animé par des valeurs fortes. « Ce qui fait Bouygues, c’est le siège de Bouygues ; ce qui fait Apple, c’est Steve Jobs. »

Sur le thème de la frugalité, le lieu doit lier économie et qualité, son rapport à la lumière naturelle est essentiel.

La frugalité se retrouvera dans les matériaux, le mobilier, le coût d’exploitation et sera liée à la « démonumentalisation » du lieu.

Le lieu est aussi le foyer numérique : c’est un groupe de personnes réunies ici mais aussi en relation avec d’autres là bas. La chaleur est dans le groupe humain plutôt que dans le design du lieu qui peut être en lui même, assez froid. La qualité de la connectivité fait la qualité du lieu.

L’espace sera conçu autour d’un « foyer interne » : un centre qui est le socle des valeurs communes et qui permet l’interconnexion.

On peut cependant moduler ce propos en souhaitant, en lien avec des valeurs de bien être, de plaisir que le lieu ait des qualités sensitives, notamment au travers des matériaux utilisés. Le numérique, c’est le mental mais il est également important de développer du sensuel

Ces nouveaux produits immobiliers seront caractérisés et valorisés par une économie, un concept, une question d’identité du lieu et pas, uniquement ou surtout, par sa forme et son esthétique. Le lieu vaut plus par la manière dont on l’habite, dont on l’anime que par l’impression physique qu’il donne.

Le changement d’échelle :

La première question qu’on peut se poser au sujet de l’évolution des lieux est une question d’échelle. Nous passons de lieux à très grande échelle à des lieux à la plus petite échelle, des lieux qui sont appropriables. On peut utiliser la métaphore de l’atome. Le lieu est le premier élément de constitution, l’atome ; ce qui permet une appropriation par chacun et à ce moment là, les atomes sont mis en connexion les uns avec les autres pour créer des réseaux. Le lieu est reconstitué en forme de foyers en connexion dans le cadre d’un réseau.
Le lieu doit répondre aux questions de frugalité. Le lieu doit intégrer des questions de mobiliers, de matériaux et de coûts d’exploitation qui ne peuvent pas se permettre d’ « exploser »
Le lieu doit répondre aussi à la flexibilité des espaces : aux demandes internationales mais aussi au local. La réponse au critère « international » ne devra pas se faire au profit d’une universalité qui tend à la banalisation des espaces au risque du standard.
Il faudra cultiver les différences notamment à la capacité du lieu à proposer un « foyer interne ».
De même, la lieu ne doit pas être dissocié de son contexte local qui doit impacter fortement sa singularité. Le lieu doit être ancré dans une vie de quartier. C’est aussi ainsi qu’on créera un atout pour ceux qui viennent d’ailleurs.
Le numérique doit être partout « eau et gaz à tous les étages ». On doit permettre aux usagers des lieux de pouvoir se retrouver derrière un écran, en connexion avec le « lointain ».
Les lieux doivent proposer une ouverture et une porosité pour permettre la mobilité mais aussi, contenir des valeurs et donner du sens ; ce qui recoupe aussi avec le thème de l’épanouissement.
Il s’agit de construite un tiers-lieu, entre lieu de travail et lieu de vie. On peut y rencontrer d’autres personnes qui ne sont pas des amis, ni des collègues. On peut être mobile dans le lieu avec son ordinateur. On peut même imaginer des tiers-lieux inter-entreprises dans lesquels on peut s’y reposer et trouver des services annexes, du type crèche, hébergement, aménités.

INSPIRATIONS

De nombreuses initiatives, réflexions, actions existent sur nos sujets. Vous trouverez ci-dessous celles qui nous inspirent

SenseCube  Accélérateur de start-ups sociales

SenseCube Accélérateur de start-ups sociales

Les entrepreneurs sociaux développent des solutions innovantes aux problèmes les plus pressants.

Parallèlement, les technologies ouvrent de nouveaux champs des possibles.

Nous croyons en une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux, utilisant le pouvoir des technologies pour développer des solutions efficaces à grande échelle.

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Pour atteindre un réel impact à large échelle, ces nouveaux entrepreneurs sociaux doivent parvenir à mobiliser de fortes communautés locales, incarnant et s’appropriant leurs solutions.

La mission du SenseCube est de soutenir et renforcer le développement de ces nouveaux modèles, utilisant le pouvoir des technologies pour mobiliser de fortes communautés locales et ainsi répondre aux enjeux sociaux et environnementaux auxquels nous nous confrontons. Nous voulons soutenir ces nouveaux entrepreneurs sociaux dès leurs début. Nous les aidons à concevoir des solutions nouvelles, à développer des produits digitaux efficaces et à mobiliser rapidement à grande échelle. C’est ainsi, qu’ensemble, nous aurons le plus bel impact.

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Le SenseCube accélère le développement de ces entrepreneurs sociaux pendant 6 mois.

La Social Cup accélère l’entrepreneuriat social étudiant

La Social Cup accélère l’entrepreneuriat social étudiant

La Tribune en partenariat avec La Banque Postale  |   -  908  mots
Le 6 décembre avait lieu à Paris la dernière étape de sélection de La Social Cup, la première coupe de France de l’entrepreneuriat social étudiant. Le point sur un événement inédit, s’inscrivant au sein de la dynamique de l’entrepreneuriat social.

Entreprendre autrement, à des fins sociales, sociétales ou environnementales, au cœur d’une gouvernance participative,  pour laquelle le profit financier n’est pas un objectif en soi mais un moyen d’agir pour l’utilité collective… c’est depuis le début des années 2010, une manière de voir l’économie à partir d’un prisme nouveau, celui de l’action sociale et solidaire. De fait, de plus en plus d’entrepreneurs adhèrent à cette vision porteuse de sens ; d’autant plus que la loi du 31 juillet 2014 a largement contribué à la reconnaissance de cette nouvelle économie en y intégrant les entreprises créées sous la forme de SA, SAS ou de SARL. C’est avéré aujourd’hui : non seulement le fait de concilier impact social et viabilité économique est possible, mais est de surcroît nettement encouragé.

Favoriser les leviers d’accélération

En effet, certains organismes institutionnels, bancaires et associatifs s’engagent pour soutenir ce qu’ils estiment être une tendance de fond, qui participe au développement d’un modèle économique créateur de valeur sociale. La Banque Postale, reconnue pour ses actions en matière d’innovation sociétale, a décidé de soutenir par exemple la plateforme de financement participative KissKissBankBank  et  l’incubateur de startups sociales de la communauté MakeSense : le SenseCube. Ensemble, ils ont créé la première Coupe de France de l’entrepreneuriat étudiant : La Social Cup.

Créer les startups de demain

Dédiée aux étudiants, La Social Cup encourage les jeunes, porteurs de projets  à caractère social et solidaire à développer leurs idées. Car entreprendre socialement est aussi affaire d’innovation ; le concours ayant pour objectif de révéler des concepts innovants répondant aux enjeux sociaux d’aujourd’hui et de demain. Concrètement, cette première coupe de France de l’entrepreneuriat social étudiant a débuté en septembre et a parcouru 24 campus sur 8 villes (Lille, Strasbourg, Nantes, Lyon, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Paris et Marseille) pendant deux mois, à raison de 3 écoles par ville (business, ingénieur et design), chaque école accueillant un événement particulier de présentation du concours ; un atelier commun est ensuite organisé dans chaque ville pour aider les étudiants à co-construire et finaliser leurs projets respectifs. À l’issue, 1 projet est choisi pour affronter ceux sélectionnés dans les autres villes lors de la Battle finale qui se tiendra à Paris le 15 janvier 2015. Les 8 projets lanceront leur collecte sur KissKissBankBank le lendemain du « DDay » avec le soutien de La Banque Postale. Au final, c’est le public qui votera pour le grand vainqueur lors d’un système éliminatoire à trois tours : quarts de final, demi-finales et finales.

Aider et accompagner les finalistes

Les 8 projets finalistes remporteront une dotation financière de La Banque Postale sur leur collecte KissKissBankBank : 3 000 euros pour le vainqueur, 1 500 euros pour le finaliste, 1 000 euros pour les demi-finalistes et 500 euros pour les quart-de-finalistes. En outre, le projet vainqueur sera intégré au sein de l’accélérateur SenseCube qui accompagnera le projet pendant six mois, avec l’accès à un réseau de mentors expérimentés et l’hébergement dans les locaux de MakeSense. Un accompagnement inestimable pour passer de concept à startup !

 

Deux questions à Pierre-Olivier Berniere, chef de marché clientèles spécifiques à La Banque Postale.

Pourquoi La Banque Postale a-t-elle co-fondé La Social Cup ?

La Banque Postale a co-construit avec KissKissBankBank et MakeSense la première coupe de France de l’entreprenariat social pour accompagner le développement de ce type d’économie qui répond à des problèmes sociaux et environnementaux les plus pressants de nos sociétés. Cet évènement, destiné aux étudiants, mobilise de nombreux jeunes qui s’impliquent pour apporter des solutions innovantes alliant modèle économique viable et impact positif pour l’intérêt général. Cette ambition est proche des valeurs du Groupe La Poste et de La Banque Postale, entreprises publiques et citoyennes.

Quels sont les enjeux d’un tel événement ?

L’objectif est tout d’abord de sensibiliser les étudiants à l’économie sociale et solidaire pour démontrer que ce nouveau modèle économique  apporte des solutions concrètes aux problématiques environnementales, sociales et sociétales actuelles. Le second objectif est de partager cette conviction à plusieurs : une grande entreprise, comme La Banque Postale, un acteur performant de l’économie collaborative, comme KissKissBankBank, une association, comme MakeSense et le monde académique, grâce aux 24  écoles, qui ont accepté de participer à cette première édition. Nous sommes ravis de constater autant d’entrain et d’innovation de la part des étudiants participants et souhaitons accompagner cet élan. Enfin, cet évènement vise à aider ces étudiants à franchir le pas et à se lancer pour créer les start-up d’innovation sociale ou sociétale de demain. Les ateliers de co-construction et d’innovation collective réalisés pendant les étapes régionales, le financement apporté pour les projets finalistes par KKBB et La Banque Postale, et l’incubation promise au vainqueur final par le SenseCube, sont autant de soutiens qui permettront de faciliter le lancement de ces entreprises. Avec plus de 50 projets construits et présentés et plus de 160 étudiants réunis, cette première édition de la Social Cup est une réussite. L’objectif est de reconduire cette initiative en 2015, et de l’étendre à d’autres villes pour développer le nombre de projets présentés et répondre à l’intérêt manifeste des étudiants.

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l’Economie Collaborative va encore grandir

l’Economie Collaborative va encore grandir

Oubliez Airbnb : l’économie du partage va s’étendre bien au-delà

Aurélien Viers

L’OBS/Economie

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Sécurité, santé, énergie : le phénomène de l’économie collaborative va encore grandir, selon un expert du secteur invité à la conférence Le Web.

Extension du domainde de l'économie collaborative, présentée ici en ruches, par Jeremiah Owjang  Crowd CompaniesExtension du domainde de l’économie collaborative, présentée ici en ruches, par Jeremiah Owjang Crowd Companies

Airbnb, qui a révolutionné l’hébergement, approche le million d’ »hôtes » (640.000, au dernier décompte) louant leur appartement.

La bête noire des taxis, l’application Uber, qui permet à tout le monde de devenir chauffeur, est valorisée 40 milliards de dollars. Les plateformes de financement participatif (« crowdfunding »), comme KissKissBank, explosent.

« Pourtant, vous n’avez encore rien vu », lanceJeremiah Owyang, à l’ouverture de la conférence sur l’innovation Le Web. « 2015 sera l’année de la foule. »

Pour ce gourou de l’économie du partage, ou plus précisément « collaborative », de nouveaux acteurs vont bouleverser d’autres secteurs, plutôt inattendus :

  • Santé et bien-être. Des start-up comme Cohealo proposent aux hôpitaux de mutualiser et échanger certains équipements coûteux. D’autres proposent de partager des chambres.
  • Sécurité. Vous sortez de votre voiture, seul(e), la nuit, dans un quartier que vous ne connaissez pas ? La start-up Musketeer, sur le point de se lancer, propose qu’un « ange gardien »,  habitant dans les environs, vienne vous accompagner. Encore faut-il avoir confiance en votre ange gardien. Priez pour que les critères d’admission soient stricts.

Et encore :

  • Bannerman vous permet de « louer » des gardes du corps comme une voiture.
  • Un premier rendez-vous avec un inconnu ? Kitestring vous permet d’alerter votre entourage si vous ne rentrez pas. Sympa.
  • Transport. L’application Shipster s’attaque au secteur de DHL pour livrer n’importe quel colis en quelques minutes. Friendshippr va plus loin : votre réseau élargi transporte et vous livre des colis de l’autre bout du monde.  Des « mules », mais légales. Encore un peu de place dans votre valise ? Pensez de suite à Pacmanz Air.
  • Logistique. Et si votre voisin faisait vos courses ? C’est le principe d’Instacart, une sorte d’Uber de supermarché, qui serait sur le point d’être valorisé 2 milliards de dollars.
  • Stockage. Votre cave n’est pas pleine à craquer ? Votre garage est vide ? Bravo. Pourquoi ne pas louer une partie de cet espace à votre entourage ? C’est le principe de ShareMyStorage.
  • Entreprises. De la gestion des ressources humaines aux services généraux, de nouveaux services apparaissent. WarpIt  vous permet de refiler vos paquets de stylos ou de cartouches d’imprimante à l’entreprise d’à côté.
  • Télécommunications. Partager son wifi ? Des start-ups se lancent sur le créneau. Après tout, si on partage déjà son canapé…
  • Energie. Les Néerlandais de Vandebron proposent d’acheter directement votre électricité au producteur (l’éolienne dans le champ du voisin), sans passer par un énergiticen.
  • Villes. Pour les municipalités, échanger des équipements comme des bulldozers ou tractopelles, avec Munirent.
  • Enseignement. Après les cours en ligne, des plateformes commeSkillShare permettent de partager votre savoir-faire dans des domaines très particuliers, comme la découpe de viande, l’illustration de livres, ou le marketing.

En 2014, le secteur de l’économie collaborative a levé 8 milliards de dollars. Combien en 2015 ?

L’article en ligne

La présentation complète (en anglais) 

 

LE 6B – UN LIEU MIROIR

LE 6B – UN LIEU MIROIR

Le 6B a accueilli la troisième séance du DoTank. Ce lieu miroir est une pépinière. Il accueille les projets d’acteurs culturels et économiques innovants sur un territoire en mutation de Saint-Denis, une ancienne emprise foncière d’Alstom faisant l’objet d’un projet d’urbanisation sous la houlette du promoteur Bremond et de l’architecte urbanisme Nicolas Michelin. Aménageur privé atypique, Bremond a, par son expérience sur l’Ile-de-Nantes, compris l’intérêt de la culture comme levier de développement urbain dans l’interstice pré-gentrifieur. Sur ce territoire des possibles, rive historique d’une population ouvrière et précaire, le foncier n’est pas cher et les développements possibles. Mais, si beaucoup de Franciliens viennent désormais travailler à Saint Denis et la Plaine, cette vision de la Seine Saint Denis se superpose difficilement à la réalité des cités, de l’habitat populaire et de la pauvreté.

Le 6B est incarné par Julien Beller, jeune architecte et activiste, qui l’a fondé il y a cinq ans. Il a négocié avec Alstom le bail précaire, puis avec Brémond le prêt à usage d’un ancien immeuble de bureaux désaffecté doté d’une esthétique brutaliste et d’une forme de radicalité engageanten pour en faire le poisson-pilote d’un développement territorial assis sur la culture et la création. Il s’inspirait du travail mené par l’architecte Karine Smuts sur les township sud-africains ou encore de l’incrémentalisme d’un Lucien Kroll. Dévoiler des délaissés et révéler les potentiels est l’étendard de cet architecte formé à « l’école Bouchain » au sein du collectif Exyst et qui se revendique aujourd’hui de l’urbanisme de l’informel.

Si au démarrage du projet, 70 % des résidents étaient résidents de Saint-Denis, ils ne sont aujourd’hui plus que 40 % de Saint-Denis mais l’inscription territoriale est tangible. Trois critères président à leur admission : exercer leur activité principale sur le lieu, participer à la diversité et au métissage des pratiques du lieu, être en capacité de faire des projets avec des autres, dans une logique de synergie et de complémentarité.

Dans le cadre d’un contrat de développement territorial et d’une réflexion sur l’affirmation de la culture et de la création comme moteurs du projet urbain, Plaine Commune, aménageur, soutient le 6B. Un membre de l’équipe y réside à plein temps et anime des ateliers dont la vocation est de faire participer les habitants « autrement » à la régénération de leur territoire. Dans cette optique des balades participatives testant la  « marchabilité » du territoire, des actions avec les centres de loisirs, des workshops impliquant des étudiants du master Art et Espaces publics de Paris 8 sont organisés sur tout le territoire de l’agglomération..

ETUDE LINKEDIN : les accros du digital privilégient les rapports humains

ETUDE LINKEDIN : les accros du digital privilégient les rapports humains

Commandée par Linkedin et réalisée en avril 2014 par CensusWide auprès de 11 500 salariés dans 14 pays, l’étude publiée par le réseau social professionnel en ligne, met notamment en exergue l’importance et l’impact des amitiés au travail chez les génération Y.

Dans un environnement professionnel ultra connecté, les interactions entre collègues évoluent à chaque nouveau postulat technologique. Forcément, les comportements au bureau changent également, surtout en fonction des pays, des cultures et des âges.

Dans l’étude Relationships @Work , Linkedin – leader mondial du réseau professionnel, avec plus de 300 millions de membres, met en lumière les différences de comportement entre baby boomers et millennials sur leur lieu de travail. Une constante toutefois : pour presque la moitié (46%) des salariés interrogés, entretenir des relations amicales avec leurs collègues les rend plus heureux au boulot. « Pour moi, les gens avec qui je travaille sont aussi importants que la société et le profil du poste. Apparemment je ne suis pas toute seule », résume justement Catherine Fisher, directrice de la communication institutionnelle de Linkedin. « Les relations humaines comptent parce qu’elles nous aident à nous sentir plus connectés, plus motivés et plus productifs. C’est beaucoup plus facile de partager des opinions professionnelles avec quelqu’un avec qui vous avez bâti un rapport personnel solide. Clairement, nous constatons aujourd’hui un changement structurel dans les rapports humains au travail : ils sont plus personnels »

Créer une culture de bureau qui dépasse les différences générationnelles

Et devinez qui sont les chantres de cette personnalisation ? Les millennials « of course » : 67% sont prêts à partager des détails personnels avec des collègues, que se soit leur salaire, leur famille et leur amours. Chez les baby boomers ils ne sont que 33% à être enclins à de telles confidences. Autres chiffres, mêmes constat : 57% des millennials sont plus heureux quand ils ont des amis au bureau, 50% se disent plus motivés et 39% avouent même être plus productifs.

Pour 3 sur 5 d’entre eux, socialiser en personne avec des collègues servira leur carrière tandis que 28% avouent avoir déjà texté un manager en dehors du boulot pour évoquer un sujet personnel. Chez les 55-65 ans, ils ne sont que 20% à considérer que de meilleurs rapports amicaux avec leurs collègues améliorent leur environnement de travail quotidien. Pour 45% des baby boomers, l’amitié au bureau n’a même aucun impact du tout sur leur performance de tous les jours. « Les relations de travail ne sont plus les mêmes et constituent un facteur important dans la construction des dynamiques de bureau, et aussi dans le développement professionnel individuel. Créer une culture de bureau qui résonne au-delà des générations, des rôles et des personnalités est un facteur critique dans la construction d’un environnement de travail productif », explique Nicole Williams, experte en carrière chez Linkedin

Une chose est sûre, malgré le stress et les fameux  » burn-out  » devenus désormais le lot quotidien de beaucoup d’entreprises, les travailleurs de demain chercheront dans la relation avec leurs collègues une forme de palliatif du surmenage  à ne surtout pas négliger…

d’après Benjamin Adler

Commandée par Linkedin et réalisée en avril 2014 par CensusWide auprès de 11 500 salariés dans 14 pays.

 

REGUS, du « tiers lieu » à la voiture autonome

REGUS, du « tiers lieu » à la voiture autonome

Le concept de la voiture autonome va transformer la voiture en un véritable bureau entièrement connecté. Les trajets routiers ne seront plus une perte de temps loin du travail ou de la maison.

Regus, fournisseur d’espaces de travail flexibles, s’est associé à Rinspeed pour développer XchangE, un concept de voiture autonome qui a été présenté au Salon de Genève en mars 2014.  Ce concept s’inscrit dans la ligne des efforts de Regus pour proposer des solutions permettant aux professionnels de travailler sur la route, et viendra renforcer son réseau Regus Express « third place », un réseau de tiers lieux de travail en pleine croissance sur les autoroutes, dans les stations service, les gares….

La conception de la voiture autonome XchangE permet de faire pivoter les sièges avant vers l’arrière du véhicule, créant ainsi un espace de travail et de réunion mobile pour quatre personnes. Les systèmes d’infodivertissement du véhicule permettent aux passagers de se connecter à leur bureau pour travailler efficacement.

Outre le fait de stimuler la productivité, le véhicule offre aux professionnels davantage de souplesse en termes de programmes de travail. Cette capacité de réaliser des tâches professionnelles partout permet de ne pas empiéter sur leur vie de famille. Déjà, les entreprises qui s’engagent pour offrir un environnement de travail souple à leurs collaborateurs perçoivent nettement les avantages de ce système.

L’étude réalisée par Regus auprès de plus de 20 000 personnes à travers le monde révèle que 75 % des gens d’affaires considèrent que la flexibilité du travail stimule la productivité.

L’implication de Regus dans le projet XChangE est la suite logique qui complète ses autres innovations visant à aider les professionnels à travailler dans des conditions plus flexibles.

Sa stratégie Regus Express a permis de mettre à disposition des locaux et équipements professionnels dans les stations-service des autoroutes et dans toutes les stations essence de Berlin dans le cadre d’un partenariat pilote conclu avec Shell.

Business Wire – FÉVRIER 2014

 

Les étudiants se projettent en 2020

Les étudiants se projettent en 2020

La vision que les étudiants ont du monde du travail de demain est revigorante. Du moins, celle qui est décrite par les participants au 5e concours universitaire Génération mobilité, lancé par Orange et SIA Conseil, et dont JobTeaser. com et Le Monde sont partenaires.

En 2020, bon nombre de compromis auxquels les salariés devaient se soumettre pour se plier aux règles de l’entreprise n’auront plus lieu d’être, estiment-ils.

Collaboration, partage des connaissances, des compétences et des moyens seront des maîtres mots.

Sans que chacun y perde son individualité pour autant. Au contraire. Grâce aux technologies numériques, le travail nomade sera généralisé. Ce qui permettra à chacun de vivre, de travailler à son rythme, où il le désire, après s’être accordé avec son employeur sur un minimum de règles communes. Le travail sera ludique, et donc, en extrapolant, la morosité, un concept dépassé.

« L’entreprise archipel », refuge des salariés nomades Jean-François Stich, Lancaster University (Royaume-Uni), 24 ans « En 2010, la sociologue Nancy Baym décrivait les adolescents dînant en famille comme “présents physiquement en un endroit, mais mentalement en un autre”. Serait-il surprenant qu’en 2020 les adolescents d’alors aient rejoint l’entreprise en y important leurs usages ? (…) Les managers devront faire preuve de charisme virtuel et apprendre à diriger des individus qu’ils n’auront jamais rencontrés. Des compétences que les jeunes affûtent déjà dans leurs jeux en ligne et leurs amitiés virtuelles anonymes. Des locaux à taille humaine, répartis sur le territoire, et des partenariats avec les télécentres existants pourraient remplacer à terme les immenses bureaux urbains qui ne cessent de se vider. Les travailleurs virtuels, navigateurs du Web, pourront trouver refuge dans “l’entreprise archipel”. »

Vers une organisation de cyborgs ? Levan Licheli, Télécom Ecole de management, 27 ans « Commander les machines et les différents objets connectés grâce à la pensée sera la réalité de la vie professionnelle. Grâce à une interface neuronale directe, voire à un système artificiel de traitement de l’information externe au cerveau humain, de type “exocortex”. Ce sera un cerveau artificiel externe hyperpuissant qui renforcera les capacités du cerveau biologique. Comme les “Google Glass”, il aura la forme d’un casque adaptable à la tête, relié au cerveau grâce aux capteurs électroniques. »

De plus en plus de « coopétition » Claire Jin, Celsa (Hauts-de-Seine), 23 ans « En 2020, l’entreprise numérique n’est plus modélisée par une “chaîne de valeur”, mais par un réseau de valeurs reposant sur la “coopétition”. (…) Ce réseau inclut des procédés nés en P2P (“pair à pair”) comme le troc interentreprises qui concerne notamment les machines, les invendus et la trésorerie dormante. (…) Après avoir conservé les flux de données stratégiques, l’entreprise construit des réseaux de partage de données : flux horizontaux avec les sociétés de son secteur, flux verticaux avec ses clients et ses fournisseurs et flux transversaux avec les entreprises connexes. »

Les « crowdenterprises », nouvelles sociétés Maxime Bourdillon, Télécom Ecole de management (Essonne), 20 ans « On peut imaginer les start-up 2.0 comme des associations temporaires d’individus, créées pour mener à bien un projet, et qui s’évaporent lorsque celui-ci arrive à son terme. Ces nouvelles sociétés, les crowdenterprises, n’ont ni salariés ni existence juridique. Donc pas question de contrat à durée indéterminée ou de salaire fixe pour les travailleurs 2.0. (…) Personne ne sera vraiment propriétaire de cette entreprise. Mais elle devra quand même avoir un chef de projet, une personne qui prendra l’initiative de la créer, et qui coordonnera les différents acteurs. »

Adopter l’état d’esprit « jugaad » Omar Gaizi, Edhec (Nord), 23 ans « En 2020, l’entreprise numérique devra être une entreprise “jugaad” […], un état d’esprit qui combine agilité, frugalité, et responsabilité. (…) Adopter l’esprit “jugaad”, c’est remettre en question les idées conventionnelles. L’improvisation de solutions nouvelles et leur expérimentation nécessitent un processus d’apprentissage permanent, où les erreurs sont mises à profit par les réflexions futures (…), grâce à des Mooc d’entreprises (massive open online course, “cours massif mis en ligne”) ou à des platesformes d’e-learning. (…)

L’entreprise “jugaad”, consciente du phénomène de rareté, fait plus avec moins. (…) L’Internet des objets optimise les dépenses énergétiques, les plates-formes de “crowdfunding” et de consommation collaborative permettent de rester frugal en capital, et l’impression 3D de produire localement et à moindre coût. (…) Profitant des réseaux sociaux, elle crée des relations d’empathie avec ses communautés de consommateurs. »

Travailler, mais de façon ludique Guillaume Millochau, ESJ Paris, 21 ans « En 2019, l’entreprise de Louis, [manager de 25 ans en 2020] a fermé le siège social où venaient des centaines d’employés. A la place, plusieurs lieux de travail ont été mis en place à des endroits stratégiques de Paris. Ce sont de petits locaux très bien équipés, d’une capacité de dix personnes. Des experts en cybersécurité ont remplacé les agents de sécurité.

(…) Louis ne compte plus ses horaires depuis longtemps. De sept à vingt-deux heures, il travaille à un rythme plus ou moins soutenu, mais toujours de façon ludique. Pour atténuer l’aliénation aux gadgets devenus indispensables (…), des thérapies aident à se déconnecter pendant une journée de tous les objets numériques.

Des messages sont également situés sous les publicités pour téléphones, tablettes ou encore pour des montres connectés : “Pour votre santé, débranchez votre matériel électronique une à trois fois par semaine”. »

LE MONDE | 25.03.2014

L’EXEMPLE DE NUMA

L’EXEMPLE DE NUMA

Numa, un lieu inspirant

Nous avons étudié un lieu existant où ces différentes évolutions ont été prises en compte : Numa Paris, un espace de co-working et un accélérateur de projets dans le domaine du numérique. (https://www.numa.paris)

Il s’agit d’un éco-système qui regroupe toutes les activités du numérique :

-       un rez de chaussée dédié à la convivialité et au flux, avec les personnes qui passent, se croisent ou échangent autour d’un café.

-       un premier étage dédié à l’expérimentation, la co-création avec des entreprises, des startups, des étudiants, du public,

-       un deuxième étage accélérateur pour les start-up,

-       un dernier étage destiné aux évènements qui nourrissent le lieu

Le lieu a été conçu pour des gens qui partagent les mêmes valeurs d’ouverture et de partage. Il a également été imaginé pour favoriser la convivialité et les moments de plaisir.

On a également privilégié la qualité de vie au travail dans les différents espaces aménagés.

Numa répond par un certain nombre d’éléments à certaines des évolutions des modes de travail : le numérique, le collaboratif, la notion de tiers-lieu, l’épanouissement. Ce lieu reste cependant très communautariste. Il peut y manquer un axe principal : la diversité des entreprises, des emplois, des sujets, des types d’emplois.

Raphael Besson, interview sur les Systèmes Urbains Cognitifs

Raphael Besson, interview sur les Systèmes Urbains Cognitifs

Dans les faits, est-ce que l’urbanité qui caractérise les SUC joue un rôle dans la diffusion des innovations ?

L’urbanité joue un rôle indéniable dans la production d’innovations. Les SUC que j’ai étudiés dans ma thèse jouent un rôle de « lieu-aimant » vis-à-vis d’entreprises innovantes, de centres de recherche et d’universités. Et l’urbanité des SUC est un des facteurs majeurs d’attractivité, car elle répond aux besoins des activités innovantes, tant du point de vue des aménités urbaines que de la qualité architecturale des espaces productifs et de recherche. Par ailleurs, cette urbanité joue un facteur essentiel dans la construction d’une image de marque, qui permet d’attirer ou de rassurer des clients et des investisseurs potentiels. L’urbanité des SUC créé également un milieu favorable aux proximités et à l’échange d’informations tacites. Les SUC créent des « micro-proximités » (« moins de cinq minutes à pied ») qui s’avèrent essentielles dans les phases de production d’innovations. Certains ensembles architecturaux sont particulièrement plébiscités par les chercheurs et développeurs de start-ups que j’ai pu interroger. C’est le cas par exemple du Centres Glòries sur 22@ à Barcelone ou du centre métropolitain du design à Buenos Aires. Ces bâtiments proposent une diversité d’espaces de rencontres et de travail qui sont ouverts et facilement adaptables en fonction des projets.

Je suis en revanche beaucoup plus sceptique sur la capacité des SUC à diffuser les innovations au reste du tissu social et économique des villes. Les SUC sont imprégnés de l’illusion selon laquelle les technologies seraient aptes à stimuler par elles-mêmes, l’innovation et la créativité, et le développement socio-économique, urbain et durable des villes. Or la ville technicisée engendre une série de problématiques importantes. 

D’un point de vue spatial, et bien que la qualité urbaine des SUC soit largement supérieure à celle des technopôles, j’ai pu constater toute la difficulté des SUC à « faire ville » ou en tout cas à créer un modèle urbain réellement innovant. J’ai bien au contraire observé une tendance à la standardisation des lieux et des espaces. Que l’on soit  à Buenos Aires, Grenoble ou Barcelone, on retrouve au fond le même type d’espaces et d’architectures. Avec par exemple un travail systématique et minutieux des architectes sur l’enveloppe des bâtiments. L’architecture des SUC doit exprimer la dimension technologique des projets et au fond rendre visible l’immatérialité des activités de la nouvelle économie. Le meilleur exemple possible est certainement le Media Tic Building sur 22@, dont la structure externe constitue une métaphore des réseaux numériques du web.  Au final, et selon les personnes que j’ai enquêtées, les SUC sont « des espaces agréables pour travailler, mais certainement pas pour vivre ! ». Il y a donc à mon sens une illusion technologiste qui s’imaginerait que les innovations liées par exemple aux capteurs ou à la réalité augmentée, seraient aptes à faire ville et à produire un urbanisme innovant par elles-mêmes.

 

La performance des SUC en matière de développement économique est donc selon vous exagérée. Quels sont les éléments d’évaluation qui vous permettent de le dire ?



Les SUC apparaissent comme des supports privilégiés d’attractivité et de développement d’activités innovantes. Ils jouent un rôle majeur dans la création de start-ups technologiques. L’incubateur d’entreprises Glòries à 22@, le programme INCUBA du Centre métropolitain du design à Buenos Aires ou encore le Bâtiment de Haute Technologie de Grenoble, enregistrent tous des chiffres records en termes de création de start-ups développées à la suite d’innovations créées au sein des SUC. Par contre, la capacité des SUC à diffuser les innovations technologiques dans le tissu économique local est beaucoup moins évidente. 

Le nombre d’entreprises accompagnées reste extrêmement réduit. A l’exception d’un cas évident sur Grenoble (celui de la société iséroise RYB qui a développé des « canalisations communicantes » grâce aux technologies de type RFID du CEA-LETI), j’ai eu toutes les peines du monde à identifier des projets où les innovations liées aux TIC, au design, aux nanotechnologies ont réellement permis de développer des filières traditionnelles comme la logistique, la mécanique, le textile ou encore la papeterie. Au fond ces expériences ne bénéficient pas de la masse critique suffisante pour impacter significativement l’économie métropolitaine.

Un autre phénomène m’a particulièrement marqué… une part importante des start-up développées au sein des SUC a tendance à se faire racheter par des grands groupes, souvent américains. A Barcelone par exemple, deux start-up phares issues de l’incubateur Glòries ont été récemment rachetées, entraînant la suppression de centaine de postes. C’est le cas de la société Gigle Networks, rachetée en 2010 par la multinationale nord-américaine Broadcom Corporation, leader mondial dans l’industrie des semi-conducteurs. La start-up Lipotec, spécialisée dans le secteur des biotechnologies a quant à elle été rachetée en 2012 par la société américaine Lubrizol. Et l’on observe le même type de phénomène sur GIANT ou le district technologique de Buenos Aires ! A mon sens, il est urgent que la puissance publique arrête de se satisfaire d’un système qui crée des start-ups, mais qui ne dépassent jamais le seuil des 50 salariés. Certes, un tel mécanisme crée des innovations technologiques, mais à des coûts considérables pour la collectivité (avec en France par exemple le Crédit impôt recherche ou le développement d’infrastructures éducatives et de recherche). D’autant que ces innovations sont souvent industrialisées ailleurs, avec pour conséquence la création d’emplois … mais à l’étranger ! Pour répondre en partie à ce phénomène, les collectivités doivent développer des politiques économiques de long terme, et surtout prendre conscience des stratégies de certains des « traders de l’innovation », dont l’objectif est de créer de nouvelles start-ups, et de les revendre rapidement avec un maximum de plus-value.

Vous parlez d’innovation ouverte comme un modèle d’innovation qui associe, en plus des laboratoires de recherche et des entreprises, les acteurs informels, « non légitimes » de l’innovation comme par exemple les usagers ou les artistes. Est-ce que les SUC que vous avez étudiés parviennent vraiment à mettre en œuvre des démarches d’innovation ouverte ?

Mettre en place une démarche d’innovation réellement ouverte, en impliquant étroitement la société civile, les utilisateurs ou les artistes est un exercice passionnant, mais extrêmement long et complexe à développer. Sur GIANT, le MINATEC IDEAs Lab (MIL)2  et l’Atelier Arts-Sciences tentent d’organiser les rencontres improbables entre des chercheurs, des artistes, des designers et des ingénieurs. Et quelques exemples de réussite peuvent être évoqués.

Mais attention ces différents cas de réussite, s’ils sont intéressants, sont aussi très médiatisés. Les expériences d’innovation ouverte sont encore rares, et sont extrêmement difficiles à mettre en œuvre… Les chercheurs et les scientifiques qui s’intéressent à ce type de démarches se comptent sur les doigts de la main et les milieux culturels et artistiques sont souvent réticents à travailler avec le CEA ou avec le monde économique. Les expériences « arts-sciences » me semblent davantage jouer un rôle de médiation scientifique auprès du grand public, qu’une fonction réelle de stimulation des processus d’innovation et de création.

Vous invitez à dépasser le principe de diffusion des innovations, et à parler plutôt d’interactions entre technologies et tissu socio-économique. Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?



L’écueil majeur des SUC est de se construire sur un fort déterminisme technologique. Les SUC font l’hypothèse qu’il suffirait dediffuser les innovations technologiques au tissu socio-économique local pour générer des effets vertueux pour l’ensemble de la société. Or comme on l’a vu précédemment la greffe a du mal à prendre. Dès lors à la question de la diffusion des innovations technologiques clés en main au tissu socioéconomique des villes, il me semble préférable d’envisager celle des interactions entre les innovations sociales, économiques, urbaines, environnementales et technologiques.

Madrid constitue de ce pont de vue un exemple extrêmement intéressant. On observe la présence de plus de 200 espaces de co-working (Utopicus, Hub Madrid), ainsi que le développement de très nombreux espaces d’innovation ouverte, comme le  Media Lab Prado, le centre d’art collaboratif Matadero, le Campo de la Cebada ou le Centre social autogéré de Lavapiés, dénommé « La Tabacalera » (une ancienne fabrique de tabac). Ces micro-lieux de co-créativité occupent tous une fonction spécifique (création sociétale, artistique, numérique…), qui fait sens à l’échelle des quartiers. Pour moi Madrid est l’idéal-type d’une nouvelle génération de lieux d’innovation qui ne font pas l’objet d’une stratégie de planification de la municipalité mais sont plutôt le fruit d’un élan spontané porté par des citoyens ordinaires, et des personnes souvent très diplômées qui essaient de réinventer des modèles sociétaux et des manières d’innover pour faire face à des situations souvent précaires du fait de la crise économique qui secoue le pays.

Le projet Fab City à Barcelone et ces micro-lieux dédiés à la créativité à Madrid, préfigurent-ils au fond l’émergence de nouveaux SUC ?

Vous avez parfaitement raison. Ces projets constituent à mon avis des Systèmes Urbains Cognitifs de type 2. Ces SUC de « nouvelle génération » se développent sous la forme de Tiers Lieux, une notion forgée en 1989 par le sociologue Ray Oldenburg. Cette notion se développe actuellement de manière essentiellement empirique à travers des projets de coworking spaces, des Living Labs6  et enfin de Fab Labs7 . Or il me semble que les Tiers Lieux ne sont pas réductibles à ces différentes entités. Leur spécificité réside dans leur capacité à les articuler et à intégrer les trois dimensions essentielles de l’innovation : la dimension spatiale des co-working spaces, la dimension sociétale des Living Labs et la dimension productive des Fab Labs (en lien avec leurs capacités de prototypage rapide).   

Ces Tiers Lieux se distinguent des SUC de type 1 sur trois points. Au niveau spatial, les Tiers Lieux se développent de manière diffuse à l’échelle des villes et non plus de manière concentrée sur des sites urbains de quelques centaines d’hectares. D’un point de vue sociétal, les Tiers Lieux interrogent systématiquement le détournement des innovations au regard de finalités sociales, urbaines, culturelles ou environnementales plus larges, ainsi que la co-production des innovations par les habitants et les utilisateurs. Enfin les Tiers Lieux réintroduisent la dimension productive en lien avec les capacités de prototypage rapide des Fab Labs, une dimension étrangement absente de la conception des SUC de type 1. Or cet aspect est essentiel, dans la mesure où progressivement les acteurs de l’innovation prennent conscience des interactions entre d’une part les capacités de prototypage et de production pré-industrielle et les capacités de production cognitive et d’innovations. La France a malheureusement dans les années 80 et 90 crut à la déconnexion de ces deux dimensions…

L’interview intégrale :

http://www.millenaire3.com/Raphael-BESSON-Vers-de-nouveaux-modeles-territori.122+M5a2b913db80.0.html

Raphaël Besson a exercé pendant plusieurs années les responsabilités de chargé d’études en économie urbaine au sein d’un cabinet d’architecte-urbaniste (INterland, Lyon, Paris) et de chef de projet Living Lab au Centre de Culture Scientifique, Technique et Industriel de Grenoble (La Casemate). A cette occasion, il a été responsable du salon EXPERIMENTA « Arts-Sciences», au sein de l’Atelier Arts-Sciences. Rattaché au laboratoire Pacte, ses travaux de recherche portent sur le développement économique des territoires, les systèmes d’innovation ouverts et la question des villes innovantes et créatives. Il a forgé au cours de sa thèse la notion de Systèmes Urbains Cognitifs, à travers l’étude de grands projets urbains situés à Buenos Aires, Barcelone et Grenoble. En 2013 il fonde Villes Innovations, une agence localisée à Madrid et Grenoble et spécialisée sur les thématiques de la ville innovante et créative.


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  • LE RESEAU DU DoTank.

  • Le reseau du DoTank regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations, des acteurs individuels.

  • dans l’objectif de tester « grandeur nature » des services, des outils ou des usages nouveaux.

  • Le reseau du DoTank regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations, des acteurs individuel.

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Living City Lab est un laboratoire d’idées et d’actions, un « DoTank »indépendant, fondé par

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L’association « Generous City Fab » est une association Loi 1901, en phase de reconnaissance d’intérêt général.
Elle a pour objet la création et l’animation d’une plateforme interdisciplinaire d’échange de savoirs, de connaissances et d’actions dans les domaines, du logement, du monde numérique et de l’économie participative.
L’association est soutenue par SAA Architectes, membres Fondateurs.

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